Rêvons : ce que permettra l’informatique, je l’espère du moins, c’est une autre attitude humaine, une appropriation nouvelle et plus familière de la langue et en particulier de l’écriture, désacralisée, un rapprochement constant et aisé entre l’oral et l’écrit, et c’est cela qu’il s’agit de préparer. Pas une machine en soi, mais une machine pour tous. Un homme qui a une machine, comme un cheval à sa disposition, il se sent mieux. Voici venir le temps de l’écriture pour tous. Voici venir le temps ou l’écrivain public sera tout le monde.

Nina Catach, 1989

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Formation à un enseignement critique et réflexif de l'orthographe française.

Le débat sur la réforme de l’orthographe de 1990 à l’art de s’inviter dans la salle des profs ou à la machine à café et de tourner au pugilat entre deux camps souvent mal informés sur sa nature et ses véritables enjeux. Pourtant, en Belgique, une circulaire parue en septembre 2008 mentionne l’obligation pour les enseignants d’enseigner « prioritairement » les formes rectifiées à tous les niveaux de l’enseignement. En France, elle est au programme officiel depuis 2016. Le cout des fautes d'orthographe et le jugement qu'elles entrainent pèse sur l'école et sur l'entreprise. Être bien informé sur la nature de notre orthographe et son histoire est devenu essentiel pour un formateur ou un enseignant.

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Objectifs :

  • S’appuyer sur la passionnante histoire de l’orthographe française  ainsi que sur les recherches en linguistiques les plus récentes pour sortir du débat stérile « pour ou contre les modifications orthographiques »

  • S’autoriser un discours critique sur l’orthographe elle-même et interrogeant la valeur de certaines formes par rapport à d’autres (orthographe grammaticale/orthographe d’usage)

  • Proposer des productions concrètes de tâches afin d’opérationnaliser les compétences des élèves à l’aide de savoirs réflexifs sur la langue elle-même

  • Apporter des solutions didactiques concrètes à l’enseignant ou au formateur pour permettre aux élèves de s’approprie l’orthographe réformée

  • Proposer des modes d’évaluation alternatifs au fameux « 1 point par faute » et discuter la place de l’orthographe dans une grille d’évaluation globale.

  • Proposer des outils logiciels (Antidote/Word/…)  et des ressources numériques concrètes pour aider les élèves à améliorer leur niveau et à « toiletter » leurs productions écrites

  • Interroger la notion de “faute” et aider les enseignants à développer la confiance des élèves en leurs compétences langagières en détachant les questions d’orthographe des questions de langue et de culture.